Le Télégramme en parle !

Michèle Buirette. "Swing Passions" par Gérard Classe

Ah la belle surprise de fin d'année ! Cinq ans après son « île et elle » avec notamment Jacky Molard et Hélène Labarrière, l'accordéoniste et (excellente ) chanteuse nous livre un décoiffant « Swing passions » haut de gamme. En s'offrant cette fois les services d'autres pointures du genre, la fille de l'Ile Tudy (29) adapte ses textes très imagés à quelques standards des maîtres du piano à bretelle plein swing et de la guitare manouche. Son audace payante nous concocte ainsi un déroulé d'ambiance des quartiers parisiens des années 50 - 60 qu'elle ravive en toute passion d'une voix claire à la diction parfaite. Ce qui n'est pas la moindre des performance vu la rapidité de certains rythmes comme l'extraordinaire « Fille dans la ville » du maître Django Reinhardt. Se lovant aussi dans l'univers des Louis Ferrari, Jo Privat, Tony Murena, Sonny Rollins, Stéphane Grappelli et autre Max Robin, guitariste de Sansévérino, qui l'accompagne ici avec six autres complices, Michel Buirette entre plein-pot dans un style qui lui colle au talent.

« L'autre distribution »

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/musique/a-ecouter/michele-buirette-swing-passions-02-12-2016-11315722.php#iQRLg8LvfoUWEtdg.99

Michèle Buirette : amours, révolutions et swing

C’est fou comme les dames ont bien plus d’imagination et d’allant que les hommes quand il s’agit de chanter l’amour. C’est souvent plus direct, décomplexé. Elle, Michèle Buirette, entame ce nouvel album par l’amour cannibale : « Au secours je suis dans tes entrailles / C’est la pagaille / Faut plus que j’y aille / Je suis dans tes viscères / Ta chair m’enserre… » La poésie a encore gagné du terrain.

Le reste n’est pas pareil, qui se réfugie plutôt dans une chanson très cabaret, très rue aussi, ambiance années cinquante et soixante, avec cependant – et c’est là l’atout majeur de ce disque bien plus qu’estimable – l’accordéon swing et la guitare manouche qui font que notes et mots s’envolent au gré de mélodies fort réussies. Tout est léger, tout suggère le printemps (de chroniquer, certes avec grand retard, ce disque au printemps se justifie) même si elle traite 68 par son été « après un printemps bien agité » : « Nous abandonnions la cité / Paris mai et ses barricades / Ainsi que nos chers camarades /Nos cœurs emportés dans la tornade / Battaient encore la chamade / Exaltés / Nous jetions des pavés / Pour combattre nos aînés. » En fait, cet album va de Parfum[s] de révolution aux Hommes de [sa] vie, à constamment faire le lit du changement « mais je ne suis pas une fille facile / oh, c’est très rare que je me déshabille ». La révolution pouvant passer, il va de soi, par « Hampton et Kenny / Ellington Basie / Dizzy Gillepsie… » Jazz à tous les étages, donc. Mais aussi « le rock’n roll et la java / la valse, le twist et le cha-cha-cha ». Ce disque, de belle écriture, animé par des mélodies allant de Jo Privat à Django Reinhardt, c’est de le bougeotte permanente : mettez-le sur votre platine le matin, ça vous donnera, plus encore qu’une poudre chocolatée, fut-elle aux céréales, de l’énergie pour toute la journée. C’est un petit régal, comme un indice de liberté, la preuve du possible bonheur.

Ajouté par Michel Kemper le 8 avril 2017.
Nos enchanteurs, le quotidien de la chanson

 

 

 

Michèle Buirette dans Médiapart

Michèle Buirette chante ses Passions Swing

L'accordéoniste Michèle Buirette est espiègle. Elle chante sa passion pour le jazz musette des années 30 en collant des paroles modernes à ses tubes sautillants. Ses histoires légères qui volent au vent renvoient à une époque où l'optimisme révolutionnaire flirtait avec le bonheur de vivre. C'est dire si l'on aurait bien besoin de s'en inspirer en ces périodes troubles où la manipulation d'opinion, les réformes les plus réactionnaires et les replis communautaires filent le mouron à la population. Ses paroles coquines et amoureuses dissipent les humeurs maussades en nous entraînant dans la danse. Lorsqu'elle ne compose pas elle-même, ou avec le guitariste Max Robin qui tient le rôle de directeur artistique, Michèle Buirette attrape Gus Viseur (Jeannette), Tony Murena (Passion), Jo Privat (Rêve bohémien, La Zingara), Django Reinhardt (Swing 42, Tears, Douce Ambiance) ou Sonny Rollins (Valse hot) pour nous raconter de petites histoires drôles et tendres : La grande bouffe, La plus bath des nanas, Le hommes de ma vie, Été 68, Ton moi et mon moi, Une fille de la ville, Parfum de révolution, La boîte à frissons, Cheveux au vent, Jean et Jeanne... Les virtuoses qui l'entourent se sont plu à jouer le jeu : Hervé Legeay à la guitare, Moïra Montier-Dauriac à la contrebasse, Elisabeth Keledjian à la batterie, Linda Edsjö aux percussions, Lucien Alfonso au violon, Antonin-Tri Hoang à la clarinette et au sax alto. Dans le joli livret Jean Rochard a écrit un très beau texte qui rend hommage à ces valses printanières. C'est vraiment bath !

→ Michèle Buirette, Swing Passions, GRRR, dist. L'autre distribution, sortie le 23 septembre.

 
http://www.drame.org/blog/index.php?2016%2F09%2F12%2F3427-michele-buirette-cd-swing-passions

Pont-l’Abbé. Un CD de chansons créé par des écoliers finistériens

Le projet Migra’son est né d’une rencontre entre Gwen Gourlaouen, conseillère pédagogique, et la musicienne Michèle Buirette. Résultat : un CD de dix chansons entonnées par des écoliers du Finistère.

Article paru dans Ouest France le 12 juin 2020, à lire ici.

Michèle Buirette fait chanter les écoliers du Finistère

Article paru dans Médiapart, juin 2020

La chanson dite engagée rime toujours avec résistance. Aujourd'hui le rap en est la forme la plus prisée par les adolescents et les jeunes adultes pour crier leur colère contre une société qui leur réserve un avenir de plus en plus étriqué. Notre héritage culturel, dont la chanson française avec ses origines régionales est un des magnifiques fleurons, résiste pourtant bien au matraquage anglo-saxon du soft power. Dans le meilleur des cas l'un et l'autre se complètent, mais chez les jeunes enfants le chant choral offre une ouverture formidable vers le monde de la musique, langage universel, esperanto mélodique et harmonique pouvant porter des paroles pleines d'espoir.
En écrivant paroles et musique de dix chansons pour les écoliers de 8 classes de CM1 et CM2 du Finistère, l'accordéoniste Michèle Buirette fait œuvre de salut public. Puisque la plupart des politiques semblent ignorer la catastrophe écologique qui nous pend au nez si on ne s'y attaque pas à bras le corps, les citoyens et les artistes s'emparent des moyens dont ils disposent pour devenir les lanceurs d'alertes qui dérangent tant ceux qui nous gouvernent. Les chansons pleines de tendresse de Michèle Buirette continueront à circuler ainsi de classe en classe, d'autant que sur la partie CD-Rom du CD ont été enregistrés les accompagnements instrumentaux des dix chansons dont Jacky Molard a signé les arrangements. S'il a également assuré l'enregistrement et le mixage, il joue ici du violon, de la guitare, de la mandoline, tandis que Linda Edsjö est au vibraphone et Hélène Labarrière à la contrebasse. Le projet n'aurait pu exister sans l'investissement de Gwen Gourlaouen qui l'a porté depuis 2017 et enregistré les enfants dans les classes, ainsi que Hervé Collé, autre conseiller pédagogique en éducation musicale du Finistère, et évidemment tous les enseignants.

Avec Les oiseaux de passage, La fleur du désert, Le loup ou La grande Arche l'album intitulé Migra'son fait référence aux migrants dont les frêles esquifs portent d'autres enfants fuyant leurs pays hostiles, souvent chassés par le dérèglement climatique. Le pélican du Bayou, Tiari, Les oursons, Rocko le perroquet rappellent également le danger imminent de la montée des eaux, sujet cher à Michèle Buirette puisqu'elle participe chaque année activement au Festival Si la mer monte qui se tient à L'île Tudy, presqu'île magique où elle vit plus de la moitié de l'année. Les chansons sont drôles et généreuses, porteuses de solidarité et d'espoir pour les nouvelles générations qui s'annoncent. Si les chanteurs et chanteuses en herbe, qui ont travaillé avec l'autrice-compositrice, n'ont pas le professionnalisme des maîtrises chorales, leur entrain respire l'air frais du large, une franchise rappelant les chants solidaires des sardinières et des ouvrières du siècle dernier quand la Bretagne était maintenue dans la pauvreté par l'État centralisateur. Les petits solistes sont particulièrement émouvants, mais c'est l'ensemble qui séduit surtout.

Suite au succès de cette expérience excitante, Michèle Buirette est sollicitée régulièrement pour inventer de nouvelles chansons de lutte pour un monde meilleur et plus juste. Ainsi, pendant le confinement, les écoliers de L'île Tudy ont enregistré chacun/e chez soi Les rougets (de l'île) pour réclamer l'ouverture d'une troisième classe, un demi-poste en plus pour la rentrée de septembre 2020. Et les parents d'élèves de réaliser un clip vidéo ! Depuis toujours, les chansons ont eu un impact considérable dans les luttes, parce que leur poésie porte un message métaphorique ou explicite et qu'elles se chantent ensemble avec du cœur. Encore aujourd'hui certaines me font monter les larmes aux yeux...

→ Michèle Buirette, Migra'son, La clé des champs, dist. Victor Mélodie (quelques extraits sur leur site !), 15€

Migra’Son : les migrants, des enfants et Michèle Buirette

Article paru dans Nos Enchanteurs, le quotidien de la chanson
par Michel Kemper le 11 mars 2020.

Lire l'article ici.

Sortie du CD Migra’son

Sortie le 18 février 2020
Disponible à la Fnac et chez les bons disquaires, distribution Victor Mélodie.

Des écoliers du Finistère créent et interprètent des chansons autour du thème des migrations

10 chansons interprétées par des écoliers et des collégiens du Finistère
Autour du thème des migrations (migrations des plantes, des animaux, des hommes), les classes ont travaillé avec Michèle Buirette auteur compositeur, puis ont partagé leur création et se sont retrouvés pour chanter ensemble et se produire en concert.

Chanter pour le plaisir, chanter pour grandir, chanter pour réfléchir…
Parce que l’on peut dire des choses sérieuses en s’amusant, ces chansons nous font sourire mais nous alertent aussi sur l’évolution du climat et ses conséquences. Des textes poétiques, des textes drôles, des mots d’enfants, des mots d’artiste qui ne demandent qu’à voyager au-delà des murs de l’école… Alors, à notre tour, prenons le temps de les écouter, prenons le temps de les chanter.

Paroles & Musique - Michèle Buirette
Musiciens - Michèle Buirette, Linda Edsjö, Hélène Labarrière & Jacky Molard
Arrangements - Jacky Molard • Enregistrement des voix - Gwen Gourlaouen

Livret avec texte intégral des chansons
Accompagnements instrumentaux des 10 chansons inclus dans l'espace rom du CD

Contact : lacledeschants29@gmail.com